La Cité épiscopale vue du ciel ! C’est un voyage avec un survol en drone que nous vous proposons en image. Sensation et découverte, « vue d’en haut » avec rediffusion dans un casque en direct live, pour plus de magie et d’immersion, c’est l’expérience qui nous a été donnée de vivre, lors des fêtes de fin d’année 2021. Cette visite immersive unique a été proposée par la Ville d’Albi et AeroMotion.

INSERER VIDEO

Carnet de voyage

  • Décollage et début du vol : Ce voyage dans les airs commence par LE monument emblématique de la ville d’Albi : la majestueuse cathédrale Sainte-Cécile. Créé à la fin du XIIIe siècle, ce vaisseau de brique a été classé au Patrimoine mondial de l’Humanité en 2010.
  • Pour accéder à la cathédrale, les visiteurs passent en premier sous la porte Dominique de Florence (évêque d’Albi à la fin du XIVe et au début du XVe siècle). Cette porte s’appuie sur la gauche à une petite tourelle crénelée qui est le vestige de l’ancienne enceinte qui entourait à l’origine la cathédrale et le palais des évêques.
  • On arrive ensuite par le grand escalier au porche d’entrée. Un porche absolument grandiose qui matérialise par son ornementation, l’entrée dans un lieu sacré. Il est aussi appelé de manière plus courante “le baldaquin de pierre”. Observez ce travail de sculpture, on dirait de la dentelle ! Cette dentelle de pierre se retrouve aussi à l’intérieur de l’édifice avec le jubé. Le porche est réalisé au début du XVIe siècle (dans les années 1509-1510) par l’évêque Charles de Robertet. Il est donc ajouté à postériori au reste de la cathédrale, ce qui explique que le matériau utilisé et son style tranche complètement avec le reste du monument en brique. Nous avons ici un exemple d’art flamboyant qui se caractérise dans la sculpture par des formes de flammes qui s’élèvent.
  • 00.54 : Prenons encore plus de hauteur pour atteindre le niveau des fenêtres hautes et des gargouilles. Nous pouvons encore aujourd’hui remarquer la différence de couleur de la brique en partie haute de l’édifice. Les gargouilles ainsi que la partie supérieure datent des travaux du XIXe siècle effectués par l’architecte César Daly pour remédier à des problèmes d’infiltration d’eau. Les gargouilles ont été ajoutées pour amener un peu de décoration à l’édifice qui jusque- là n’en avait pas. Les contreforts rythment les murs de Sainte-Cécile et lui donnent cette allure fortifiée.
  • Elévation jusqu’au sommet du clocher qui culmine à 78m ! On observe en premier des fenêtres qui marquent l’emplacement de la chapelle privée de l’évêque. Il pouvait s’y retrancher en cas de siège. Les deux derniers étages du clocher ont été rajoutés à la fin du XVe siècle et se détachent de la partie ancienne en adoptant un plan polygonal (différent du plan carré qui le précède) qui suit davantage la mode de l’époque. Il abrite 5 cloches ainsi qu’un couple de faucons pèlerins protégés et suivis par la ville. Ils se nourrissent de temps en temps de pigeons et les éloignent ainsi du toit de la cathédrale.
  • 1:32 : Le toit du clocher était accessible au public jusqu’au début des années 1980. Il faut monter 365 marches pour accéder au sommet, c’est-à-dire autant de marches que de jours dans une année. Arrivés en haut, c’est un spectacle vertigineux avec une vue imprenable sur les toits d’Albi, sur la rivière et sur les environs. Le clocher servait de tour de guet. Il se voit aussi de très loin, un peu comme un phare qui guide les visiteurs. Tout autour de la cathédrale on peut observer les différents quartiers médiévaux, incroyablement bien conservés. Les toits s’entremêlent. Rien ne heurte la vue, nous sommes ici sur le point le plus haut d’Albi. On dit même que par temps clair on arrive à voir les Pyrénées !
  • 2:21 : Vous découvrez maintenant le toit de la cathédrale, tel qu’il a été pensé lors des travaux du XIX. Autrefois le toit n’était qu’une charpente débordante. Aujourd’hui le sommet des contreforts fait penser à des petites cheminées… Il est vrai que vue du ciel, la cathédrale ressemblerait presque à un paquebot dont la proue serait dirigée vers la rue Mariès. Cette rue bien droite et large contraste par rapport aux autres petites ruelles médiévales. Rien d’étonnant puisqu’elle est plus récente que les autres et date du XIX.
  • Sur la gauche, on peut admirer les ponts d’Albi, la rivière et le palais des évêques. Au loin, le lycée Lapérouse se détache du paysage par sa hauteur et sa jolie chapelle du XVIIe qui appartenait autrefois à l’ancien collège jésuite. C’est encore aujourd’hui le plus ancien lycée du département. Parmi les élèves on note Lapérouse, Georges Pompidou et Jean Jaurès en tant que jeune professeur. En survolant la place, on remarque aussi la forme triangulaire du marché couvert, de type pavillon baltard, construit au tout début du XXe siècle.
  • Sur le toit de la cathédrale, la petite porte pour accéder à la toiture est décorée par deux pinacles en grès de part et d’autre. Il est étonnant de remarquer que même ces endroits inaccessibles aux visiteurs sont ouvragés. On peut même observer au-dessus de la porte un blason aux armes de l’évêque.
  • En contrebas, la place Sainte-Cécile. Autrefois des maisons se trouvaient sur cette place. Elles ont été rasées lors de gros travaux de réaménagement au XIXe s. Jusqu’en 2005 on pouvait stationner cette place. Pour permettre le classement à l’Unesco la ville entrepris de gros travaux et on décida finalement de supprimer ce parking.
    En bout la petite tourelle que vous voyez est la dernière “survivante” des tourelles qui coiffaient autrefois les contreforts de la cathédrale. Elles sont apparues lors des travaux exécutés par César Daly au XIXe s. Elles donnaient à la cathédrale un aspect de château fort !
  • 3:40 : On se rapproche maintenant du palais des évêques, appelé Palais de la Berbie, construit au XIIIe siècle. Bisbia en occitan signifie “évêché”. La partie la plus ancienne du palais (à gauche) ressemble par son architecture à la cathédrale. La partie droite du palais est quant à elle coiffée de toits en ardoise ! Ce n’est pas du tout local mais plutôt typique des châteaux des bords de Loire. Ce n’est pas un hasard car ces toits sont ajoutés par les Amboise, évêques d’Albi de la fin du XVe début XVIe siècle mais originaires des bords de Loire.
    Derrière le palais, vous découvrez maintenant les jardins à la française. Ils datent du XVIIe siècle et surplombent la rivière. En empruntant le chemin des 4 saisons qui bordent le jardin, les visiteurs apprécient de beaux points de vue sur la rivière et le quartier de la Madeleine. Ce chemin correspond aux remparts protégeant autrefois l’accès par la rivière. Un petit port était aménagé en contrebas, où l’on chargeait les marchandises. Aujourd’hui le petit sentier que vous voyez offre une magnifique balade au bord de l’eau et fait même partie d’une longue randonnée “l’échappée verte” (8 km aller/retour).
  • 04:14 : Ici la vue emblématique sur ce que l’on appelle la “Cité épiscopale” c’est -à -dire la cité de l’évêque ! Un ensemble de brique fabuleux et monumental ! inscrit au Patrimoine Mondial par l’Unesco : c‘est la cathédrale, le palais, quatre quartiers médiévaux, le pont vieux et les berges du Tarn.
  • 4:39 : A présent la collégiale Saint-Salvi. Juste avant vous pouvez voir la rue Sainte-Cécile qui est l’une des ruelles les plus commerçantes d’Albi. Rien d’étonnant, puisque toutes les ruelles qui encerclaient la collégiale appartenaient à des commerçants et rappellent le nom de métiers du Moyen-Age. Dès que l’église a été construite et tout au long du XIe siècle, la collégiale génère l’émergence d’un quartier : le bourg Saint-Salvi. Ainsi, ce qui est encore aujourd’hui la plus ancienne église d’Albi, a été entourée d’un anneau de ruelles commerçantes. Vous pouvez facilement le remarquer grâce à cette visite en drone. Cet anneau est appelé “la roda de la plassa” (la roue de le place).
  • Comme vous pouvez l’observer la collégiale est faite de pierre et de brique ce qui témoigne de différentes phases de construction. Au X et XIe siècle on construit en pierre alors qu’au XIIIe siècle on utilise la brique. L’argile pour fabriquer les briques est extrait de la rivière. Le clocher est coiffé d’une tourelle que l’on appelle « gachole », en occitan gachar signifie regarder, surveiller. Elle permettait de surveiller les personnes qui se présentaient aux remparts de la cité. Plusieurs quartiers d’Albi possédaient leur propre gâchole.
  • 05:10 : Au chevet de la collégiale se trouve la place Saint-Salvi qui était au Moyen-Age une place commerçante. Les arcades qui bordent la place permettaient d’ailleurs de s’abriter par temps de pluie.
    Vu du ciel, on se rend ici vraiment compte de la forme de croix latine du plan de l’église. Habituellement, les églises ont toujours une forme de croix au sol. Ce n’est pas le cas de Sainte-Cécile. La nef unique de la cathédrale est typique du gothique méridional (gothique que l’on retrouve en albigeois et dans la région de Toulouse).
  • Survol du petit cloître de la collégiale. Magnifique petit havre de paix en ville. Son jardin change en fonction des saisons et fait partie des jardins remarquables d’Albi. Autrefois les chanoines y cultivaient des plantes comestibles et médicinales. Le jardin actuel reprend cela.
  • Pour finir, voici une dernière vue sur le chevet de la cathédrale. La cathédrale est créée à la suite de la croisade des albigeois. Voilà pourquoi l’évêque d’Albi Bernard de Castanet pense la construction de cette nouvelle cathédrale comme un monument qui symbolise la victoire de l’église catholique contre l’hérésie cathare. Le catharisme est une religion qui se déploie depuis le XIe siècle dans la région et qui fait de l’ombre à l’Eglise. Regardez comme cette cathédrale est imposante, écrasante même ! Elle signifie que l’église catholique a gagné !

C’est la plus grande cathédrale en brique au monde. Elle fait 113m de long ! Il a fallu 100 ans pour le plus gros des travaux et 200 ans avec l’élévation du clocher et les peintures. Un ouvrage très austère, dépourvu de décorations extérieures mais absolument époustouflant !

Ce contenu vous a été utile ?

Partager ce contenu